Soudan : l’ONU exige la fin immédiate de l’escalade militaire à El-Facher

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exhorté jeudi les parties en conflit au Soudan à mettre fin « immédiatement » à l’« escalade militaire » dans la ville d’El-Facher, au Darfour, où plus de 460 personnes ont été tuées dans une maternité.
Selon Humanitarian Research Lab (HRL) de l’université Yale, des images satellite montrent une intensification des violences depuis la prise de la ville par les Forces de soutien rapide (FSR), après 18 mois de siège. D’après ces analyses, « les massacres continuent » depuis la chute d’El-Facher, dernier grand centre urbain encore tenu par l’armée dans la région.
Antonio Guterres a déclaré être « gravement préoccupé par l’escalade militaire récente » dans cette ville, ajoutant qu’il fallait « mettre un terme immédiatement au siège et aux hostilités ».
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a également condamné les violences, se disant « consternée par les informations faisant état du meurtre tragique de plus de 460 patients et accompagnateurs à la maternité d’El-Facher ». L’agence a rappelé que cette structure était le seul hôpital encore partiellement fonctionnel dans la zone.
Dans le même temps, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a mis en garde contre un « risque croissant d’atrocités motivées par des considérations ethniques », rappelant les violences meurtrières qui ont marqué le Darfour au début des années 2000.
Ce nouvel épisode dramatique intervient alors que le conflit entre l’armée soudanaise et les FSR, déclenché en avril 2023, a déjà causé des milliers de morts et entraîné le déplacement d’environ 15 millions de personnes, selon les Nations unies et les autorités locales.




