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Ukraine : Zelensky se dit prêt à négocier la paix, mais exclut toute concession territoriale

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé que son pays était disposé à engager des pourparlers de paix, tout en excluant tout retrait supplémentaire de ses troupes ou toute cession de territoire, comme le réclame Moscou.

Dans des déclarations publiées mardi, le chef de l’État a précisé qu’il accepterait que les discussions se tiennent « n’importe où », à l’exception de la Russie et de la Biélorussie, cette dernière étant considérée comme un proche allié du Kremlin.

Ces propos interviennent alors qu’un sommet prévu ce mois-ci à Budapest entre le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine a été suspendu, Moscou maintenant ses conditions pour un cessez-le-feu, dont la principale serait que Kiev renonce à davantage de territoires.

Donald Trump a, pour sa part, soutenu la demande de Kiev en faveur d’un cessez-le-feu immédiat sur les lignes actuelles de front. « Il est absolument clair que nous abordons la diplomatie à partir de notre position actuelle. Nous ne ferons aucun pas en arrière et n’abandonnerons aucune partie de notre État », a déclaré Zelensky, ajoutant que « la partie américaine a enfin envoyé un signal public » allant dans ce sens.

Le président ukrainien s’est également dit prêt à participer à des discussions en Hongrie, malgré des désaccords persistants avec le Premier ministre Viktor Orbán, qu’il accuse de « bloquer tout pour l’Ukraine ». « S’il y a des résultats, que Dieu nous bénisse et que les pourparlers aient lieu n’importe où », a-t-il déclaré, précisant toutefois que la Russie et la Biélorussie étaient exclues.

Zelensky a par ailleurs exhorté le Congrès américain à renforcer les sanctions contre Moscou, saluant les récentes mesures prises par Washington à l’encontre des deux principales compagnies pétrolières russes. Il a également souligné que l’Ukraine aurait besoin d’un soutien financier stable de la part de ses partenaires européens pendant encore deux à trois ans afin de consolider sa résilience économique et militaire.

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