Organisation humanitaire: le déminage de Ghaza pourrait prendre jusqu’à 30 ans

L’expert en neutralisation des explosifs et munitions auprès de l’organisation humanitaire « Humanité et Inclusion », Nick Orr, a décrit jeudi la bande de Ghaza comme un « champ de mines à ciel ouvert », soulignant que l’opération de déminage des munitions non explosées pourrait prendre entre 20 et 30 ans.
Une base de données de l’ONU a montré que plus de 53 Palestiniens sont tombés en martyrs et des centaines d’autres ont été blessés à cause des restes explosifs de la guerre génocidaire sioniste contre Ghaza qui a duré deux ans. Les organisations humanitaires estiment toutefois, que ce chiffre est bien en deçà de la réalité.
Nick Orr a déclaré aussi: « Si vous envisagez de retirer complètement les décombres, cela n’arrivera jamais. Ils sont enfouis sous terre. Nous continuerons à en découvrir pendant des générations ». Et d’ajouter: « Le déminage en surface pourrait être réalisé en une génération, soit environ 20 à 30 ans ».
« Ce serait une solution pour une petite partie seulement d’un problème immense », a-t-il conclu. L’Organisation des Nations unies a récemment annoncé que ses démineurs ont identifié 560 mines antipersonnel et engins explosifs parmi les ruines dans la bande de Ghaza, depuis l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu entre la résistance palestinienne et l’entité sioniste.
« Depuis la conclusion d’un accord de cessez-le-feu, le 10 octobre, (les équipes de l’ONU) ont identifié pas moins de 560 engins explosifs dans les secteurs accessibles », à Ghaza, avait indiqué mardi dernier Luke David Irving, chef du service de déminage de l’ONU (UNMAS), lors d’un point de presse.
« Nous ne connaîtrons l’ampleur réelle de la contamination qu’une fois une enquête complète menée », a-t-il expliqué, néanmoins. « Des décennies d’expérience nous ont appris que lorsqu’un conflit s’achève, les munitions non explosées continuent de mutiler et de tuer », a-t-il prévenu.
(APS)




