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Rafael Grossi à AL24News :« L’AIEA a choisi l’Algérie comme pôle de coopération nucléaire civile en Afrique »

 Le Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), M. Rafael Mariano Grossi, a salué l’Algérie comme un « pays ami » et un « partenaire important » sur le continent africain, soulignant la coopération de longues années entre l’AIEA et l’Algérie. Il a également reconnu les progrès significatifs réalisés par le pays dans le développement de ses compétences en matière de technologie nucléaire à des fins civiles.

Lors d’un entretien exclusif avec la chaîne AL24News, Rafael Mariano Grossi a affirmé que l’Algérie possède désormais les capacités nécessaires pour soutenir d’autres nations africaines dans le domaine de l’énergie nucléaire. Il a souligné que cette technologie, aux applications multiples dans des secteurs clés comme l’agriculture et la santé, joue un rôle de plus en plus crucial face aux grands enjeux mondiaux de croissance.Grossi a effectué cette semaine une visite officielle en Algérie.« C’est une visite préparée déjà depuis longue date. On a pu la concrétiser maintenant », s’est félicité Rafael Mariano Grossi en réponse à une question à ce sujet. Il a également mentionné « un programme intense », « des réunions très très constructives » et « une journée bien remplie et positive ».

« L’Algérie est un pays qui a une coopération depuis des années avec l’AIEA, datant des années 60. C’est un pays qui a des réacteurs de recherche. Un pays qui dispose de la médecine nucléaire. Donc plusieurs domaines liés d’une manière ou d’une autre à l’activité nucléaire », a-t-il indiqué.

Cela « a établi une relation qui s’est développé au fil des années et qui fait que c’est un partenaire important de l’agence dans cette partie du monde », a-t-il poursuivi, évoquant « des pistes qui sont en train de se présenter pour le pays pour renforcer l’activité dans le domaine nucléaire civile ».

Grossi a souligné que l’Algérie figure parmi les pays qui explorent l’énergie nucléaire civile pour soutenir le domaine de la médecine et la croissance économique.

« Votre pays [l’Algérie] a une très bonne tradition, d’ailleurs, avec la Commission nationale [de AIEA], la COMENA (Commissariat à l’Énergie Atomique), et avec d’autres institutions», a-t-il noté.

Il a fait observer qu’il « y a une tendance assez marquée au monde de retour au nucléaire ou d’accès au nucléaire pour des pays qui n’ont pas pour l’instant développé ce chapitre », précisant qu’ « il y a plusieurs alternatives liées au nucléaire actuellement et qui n’étaient pas exploitées ou explorées auparavant ».

Il a souligné qu’il y a des « chapitres fascinants » à développer à travers l’énergie nucléaire civile, notamment dans le domaine de la santé.

L’Algérie forme, annuellement, en médecine, des cadres issus de plusieurs pays africains.

« En Algérie , vous avez des capacités assez développées. L’AIEA a choisi l’Algérie comme un pôle de coopération nucléaire civile en Afrique », a-t-il indiqué.

Il a révélé que « l’Algérie occupe une place d’honneur dans la dynamique régionale soutenue par l’AIEA  en Afrique ».

« L’Algérie fait partie de ces premiers pelotons (…) Il faut savoir que dans le monde, l’exploitation commerciale de l’énergie nucléaire civile, et on ne parle pas, ici, d’armes nucléaires, est un phénomène de la moitié des années 50 . Le premier réacteur nucléaire commercial a vu le jour dans les années 55. Donc, déjà quelques années plus tard,  l’Algérie s’y met et commence à l’explorer, donc ça fait un tissu scientifique et technologique assez dense (…) Pour nous, l’Algérie, est un pays ami et proche, un pays avec lequel on travaille depuis longtemps », a-t-il indiqué.

(Al24News)

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