Soudan: une forte escalade des violences observée en septembre et en octobre à El-Facher

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH) de l’ONU s’est dit préoccupé par la forte escalade des violences en septembre et en octobre près de la ville soudanaise d’El-Facher.
D’après ce dernier, en septembre et en octobre, les attaques contre les camps de réfugiés, les hôpitaux, les marchés et les mosquées se sont considérablement intensifiées. Dans ce contexte, le BCAH a exhorté les parties au conflit à respecter le droit international humanitaire.
Le BCAH a accordé une attention particulière à « la grave escalade des violences contre des civils d’El-Facher », capitale de l’Etat du Darfour du Nord, « assiégée de tous les côtés ». Les habitants de la ville subissent une grave pénurie de produits alimentaires et d’eau, les marchés sont vides et les prix des biens jusqu’à présent disponibles ont grimpé. L’accès humanitaire est très limité, car « les barrières de terre autour d’El-Facher bloquent la circulation de la population et l’approvisionnement ».
Le BCAH a appelé les parties au conflit à « respecter leurs engagements en vertu du droit international humanitaire, à protéger la population civile et à assurer un accès humanitaire sûr, permanent et sans entrave à ceux qui en ont besoin ».
La crise au Soudan s’est intensifiée en avril 2023 à la suite de dissensions entre le président du Conseil de souveraineté, le général Abdel Fattah al-Burhan, chef de l’armée, et le commandant des Forces de soutien rapide, Mohamed Hamdan Dagalo. Les affrontements, d’abord concentrés à Khartoum, se sont rapidement étendus à d’autres régions du pays.
Selon les estimations, le conflit a déjà fait au moins 40.000 morts et poussé près de 12 millions de Soudanais à l’exil, beaucoup se retrouvant au bord de la famine. La situation est particulièrement critique au Darfour, notamment dans la région d’El-Facher.
(APS)




