MAE iranien : rétablir les résolutions annulées contre l’Iran est illégal

Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé, ce dimanche, que l’exploitation par la troïka européenne et les États-Unis du mécanisme de règlement des différends prévu par la résolution 2231 du Conseil de sécurité pour réimposer des sanctions à l’encontre de l’Iran est un acte illégal et injustifié.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a répondu aujourd’hui par un communiqué à la réactivation des sanctions contre elle, en insistant sur la « nécessité de considérer les restrictions imposées par cette décision sur le programme nucléaire iranien comme expirées à la date prévue ».
Dans ce communiqué relayé par l’agence de presse « Mehr », il est indiqué que l’Iran considère que l’exploitation par les trois pays européens (Royaume-Uni, Allemagne, France) et les États-Unis du mécanisme de règlement des différends prévu dans le Plan d’action global conjoint (PAGC) et la résolution 2231 du Conseil de sécurité, ainsi que l’activation du « mécanisme de déclenchement », constitue une violation des dispositions du PAGC et de la résolution 2231, du fait de leur soutien aux attaques militaires menées par l’entité sioniste et les États-Unis contre les installations nucléaires iraniennes.
Le communiqué ajoute que l’Iran considère que ces actions sont accompagnées de mauvaises intentions et constituent une violation continue des engagements.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a estimé que la tentative de réactiver les résolutions annulées n’a aucune base juridique et est inacceptable sur les plans moral et logique, car le programme nucléaire pacifique iranien a été traité de manière exhaustive dans le Plan d’action global conjoint et la résolution 2231, dont la date limite est le 18 octobre 2025 ».
Il a ajouté que les trois pays européens n’ont pas respecté les dispositions de la résolution 2231 dans le suivi du dossier, et le Conseil de sécurité n’a pas le droit de soumettre un projet de résolution au vote sous leur pression.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a confirmé son rejet de cette allégation, affirmant qu’il n’existe aucune obligation légale pour les membres des Nations Unies, y compris l’Iran, concernant les résolutions annulées. Il a estimé que tous les pays doivent s’abstenir de reconnaître cette situation illégale, tout en soulignant son engagement envers la diplomatie et le dialogue pour résoudre équitablement les questions nucléaires.
Téhéran a déclaré qu’elle continuerait à tenir pour responsables les auteurs de ce crime des récentes attaques contre ses installations nucléaires et à les punir, utilisant tous les moyens à sa disposition pour les poursuivre en justice et demander des compensations .
Elle a également réaffirmé sa défense ferme de ses droits nationaux face à toute action préjudiciable.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a, d’autre part, appelé le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, à empêcher l’activation du mécanisme de mise en œuvre des sanctions réimposées.
Dans un message adressé à Guterres et publié sur la plateforme « X », il a écrit : Nous vous exhortons à empêcher toute tentative de réactiver les mécanismes de sanctions, y compris le comité des sanctions et le groupe d’experts , ajoutant que Téhéran ne reconnaîtra aucune tentative de prolongation, de réactivation ou d’imposition des sanctions des Nations Unies .




