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Agression contre le Qatar : la communauté internationale appelée à freiner l’escalade irresponsable de l’entité sioniste, affirme Bendjama

L’Algérie a affirmé, jeudi à New York, par la  voix de son représentant permanent auprès des Nations unies, l’ambassadeur  Amar Bendjama, que la récente agression sioniste contre Doha a visé un  médiateur reconnu œuvrant pour la paix, ce qui prouve que l’occupation ne  cherche pas la paix mais s’emploie à perpétuer la guerre, appelant la  communauté internationale à freiner l’escalade irresponsable de l’entité  sioniste.

Dans son intervention lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur la  situation au Moyen-Orient, consacrée à la récente agression sioniste contre  le Qatar, M. Bendjama a déclaré : « Nous nous réunissons aujourd’hui une  nouvelle fois à la suite d’un acte grave et illégal commis par Israël ».

L’attaque contre Doha « dépasse la simple violation de la souveraineté d’un  Etat membre de l’ONU pour constituer une offense à la diplomatie », a ajouté  M. Bendjama, ajoutant que « l’agression a visé un médiateur reconnu, œuvrant  sans relâche pour mettre fin à l’effusion de sang à Ghaza, ce qui prouve de  manière irréfutable qu’Israël ne cherche ni à parvenir à la paix, ni à  libérer les otages, ni à mettre un terme aux hostilités, mais bien à  perpétuer la guerre ».

Il a rappelé que l’Algérie condamne vigoureusement « l’agression sioniste  lâche » qui a visé la capitale qatarie Doha et exprime « sa pleine solidarité  avec l’Etat du Qatar frère et son peuple ». « Le monde est témoin de ce qui se passe et se trouve impuissant face aux  images effroyables de destruction et de désespoir humain », a-t-il déploré,  soulignant qu' »en quelques jours, Israël a frappé la Syrie, le Liban et le  Yémen, et maintenant il s’en est pris à un prestigieux médiateur œuvrant  pour la paix, en l’occurrence l’Etat du Qatar ».

L’entité sioniste « agit comme si elle était au-dessus des lois, comme si  le droit n’existait pas, comme si les frontières n’avaient pas de sens et  comme si la souveraineté était une notion dont on pouvait se passer, tout  en considérant la Charte des Nations unies comme un texte fragile. Pendant  ce temps, des milliers de vies innocentes sont fauchées à Ghaza », poursuit  M. Bendjama          Dans ce contexte, le diplomate algérien a insisté que « ce n’est pas de la  force, mais des actes insensés et l’expression d’une folie d’un  gouvernement extrémiste, qui pousse la région et le monde entier vers  l’abîme, en pensant pouvoir agir en toute impunité ».

Face aux violations commises par Israël, M. Bendjama a déclaré que  l’entité sioniste « continue à miser essentiellement sur la brutalité, à  croire que la répression est une force et que la coercition est source de  sécurité. Or, l’histoire nous enseigne que la voie de l’hégémonie n’apporte  ni paix ni stabilité, que la violence engendre la violence et que  l’impunité engendre la guerre », avertissant que « le silence de la  communauté internationale et celui de ce Conseil nourrissent le chaos ».

Il a relevé que « le Conseil est incapable d’agir, d’identifier l’agresseur  et de qualifier l’agression de violation du droit international ».  « Quand  la communauté internationale se réveillera-t-elle pour assumer ses  responsabilités, dissuader l’occupant et mettre fin aux crimes ? Quand  freinera-t-elle cette escalade irresponsable qui menace toute la région et  le monde entier ? », s’est-il interrogé.

Soulignant « la nécessité d’une action réelle et des mesures visant à  soumettre Israël à la reddition de comptes pour briser le cycle de  l’impunité », M. Bendjama a insisté sur « l’urgence pour le Conseil de  sécurité d’utiliser tous les instruments à sa disposition, y compris les  sanctions, avant qu’il ne soit trop tard ».

(APS)  

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