Le Maroc essuie deux échecs en une seule semaine

Les défaites écrasantes de la diplomatie d’occupation marocaine dans les forums internationaux se poursuivent, sur fond d’échec lamentable à légitimer son occupation du Sahara occidental.
Le régime du Makhzen a subi deux revers en une semaine : l’un de la part du groupe SADC et l’autre du sommet TICAD 9, auquel participe la République sahraouie sous de strictes mesures de sécurité contre la brutalité de l’occupation.
Le premier coup est venu de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC, 16 États membres), après avoir approuvé dimanche un mémorandum d’accord avec la République sahraouie, renouvelant clairement et explicitement son soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, comme indiqué dans le communiqué final de son sommet tenu à Madagascar.
Quant au deuxième coup dur, dont le Maroc ne s’est pas encore remis, il est venu du Japon, où la République Arabe Sahraouie Démocratique participe avec une délégation de haut niveau à la neuvième session de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), qui a débuté ses travaux mercredi à Yokohama.
Cela a contraint les porte-parole du Makhzen à se réfugier, humiliés, dans leurs cachettes, après avoir lancé une campagne de mensonges sur l’exclusion de la participation sahraouie à cette importante réunion économique.
Ce qui a véritablement ébranlé le régime marocain lors du sommet de la TICAD 9, c’est la carte publiée par le Japon sur la page officielle des réseaux sociaux de l’événement, ainsi que la carte promotionnelle des échanges culturels entre le Japon et certains pays africains, qui montre les frontières internationales de la République sahraouie à côté de celles d’autres pays du continent.
Cette carte a été diffusée par de nombreux Marocains libres pour dénoncer les fausses « victoires » prônées par le Makhzen.
Dans une déclaration à l’APS, l’ambassadeur sahraoui en Angola et en Namibie, Hamdi Mayara, a salué les victoires successives de la cause sahraouie sur les plateformes et forums internationaux, malgré la politique marocaine de corruption et de chantage pour obtenir des « profits » illégaux.
Il a souligné que la plupart des pays africains refusent de renforcer la situation coloniale au Sahara occidental.
Il a ajouté : « De même que le Makhzen n’a pas réussi à se remettre du premier choc du sommet de la SADC, il a perdu son sang-froid face au deuxième choc suite à la participation de la République sahraouie, membre fondateur de l’Union africaine, au sommet de la TICAD 9, malgré ses tentatives de persuader le Japon d’exclure mon pays. »
Peut-être que l’image de la protection sécuritaire à toute épreuve fournie par les autorités japonaises à la délégation sahraouie de haut niveau pour la protéger de la « piraterie » de l’occupation marocaine, qui est obstinée et refuse de reconnaître la seule vérité éclatante, à savoir que la République sahraouie est une réalité irréversible, a grandement humilié le régime du Makhzen et révélé la vérité des illusions de sa diplomatie honteuse basée sur l’intimidation.
La question demeure : si les « diplomates » marocains attaquent leurs homologues sahraouis lors de réunions internationales et devant les caméras du monde entier, comme cela s’est produit l’année dernière lors du sommet TICAD 8, quelle est la situation des civils sahraouis et des militants des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés et soumis à un strict blocus militaire et médiatique, en l’absence d’un mécanisme international de surveillance et de documentation des violations des droits de l’homme ?
Agence de presse sahraouie




