COP30: l’ONU demande au Brésil de baisser les prix des hébergements

A moins de trois mois de la COP30 à Belem, au Brésil, la crise des prix élevés de l’hébergement perdure et l’ONU a demandé vendredi au pays hôte la « réduction du coût des logements » pour les, selon le gouvernement brésilien.
Le bureau de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), l’organe qui gère la COP, a demandé au Brésil d’assurer des tarifs journaliers de 100 dollars pour les pays à faibles ressources et de 400 à 500 dollars pour les autres, vendredi, lors d’une réunion virtuelle.
Actuellement, il est presque impossible de trouver des locations à moins de 300 dollars par jour sur la plateforme officielle d’hébergement lancée il y a trois semaines.
Le bureau de la CCNUCC a envoyé jeudi une lettre au Brésil lui réclamant une subvention pour réduire les coûts d’hébergement, a affirmé Miriam Belchior, une représentante du gouvernement brésilien, lors d’une conférence de presse.
La lettre demandait de subventionner les hébergements pour « les délégations, y compris de pays plus riches que le Brésil », ce qui « ne serait pas justifiable pour la société brésilienne », a-t-elle dit.
Le Brésil a soutenu une motion de pays à faibles ressources visant à ce que ce soit l’ONU qui apporte son soutien financier aux délégations.
Sur les 198 pays invités à la COP30, 47 ont déjà confirmé et payé leurs réservations à Belem, selon le gouvernement brésilien.
L’Autriche a elle indiqué début août qu’elle ne participera pas car « ces frais logistiques ne peuvent pas être couverts ».
Un groupe de 25 pays négociateurs de la COP a demandé il y a quelques semaines au Brésil de déplacer, au moins partiellement, le siège de l’événement vers d’autres villes disposant d’une plus grande capacité hôtelière.
Il est très clair que la COP aura lieu à Belem, a déclaré André Correa do Lago, président de la COP30, après la réunion avec le bureau de la
CCNUCC.
Le représentant du Panama auprès de la CCNUCC, Juan Carlos Monterrey, a partagé sur les réseaux sociaux son discours prononcé lors de la réunion.
« Nos paroles semblent entrer par une oreille et sortir par l’autre, (…) ce n’est pas un simple problème logistique mais une folie et une insulte », a-t-il dit.
Le Brésil a jugé ces paroles « inacceptables ».
APS




