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Une ONG espagnole dénonce l’utilisation de l’expression « territoire contesté » pour désigner le Sahara occidental

La plateforme espagnole de solidarité avec le  peuple sahraoui « N’oubliez pas le Sahara occidental » dénonce l’utilisation  de l’expression « territoire contesté » pour désigner le Sahara occidental,  faisant savoir que ce dernier est « un territoire occupé en attente de  décolonisation ».

« (…) nous dénonçons l’utilisation d’expressions délibérément ambiguës  qui diluent la vérité. Qualifier le Sahara occidental de +territoire  contesté+ est non seulement juridiquement faux, mais légitime également  l’occupation et réduit au silence la voix du peuple sahraoui », déplore  cette plateforme.

Elle précise, à ce titre, qu' »il ne s’agit pas d’un conflit territorial  entre deux Etats », mais « d’une lutte pour la décolonisation face à une  occupation illégale imposée par la force ».

Ce terme « d’apparence neutre », qui s’est imposé ces dernières années, dans  les médias et dans le discours diplomatique, « déforme la réalité que le  droit international et la jurisprudence européenne ont clairement établie :  le Sahara occidental n’est pas un territoire contesté. C’est un territoire  occupé en attente de décolonisation, soumis à la domination coloniale du  Royaume du Maroc », souligne-t-elle.

La plateforme rappelle, dans ce contexte, que le Sahara occidental est  inscrit depuis 1963 sur la liste des territoires non autonomes de l’ONU. « En droit international, cela implique qu’il est en cours de  décolonisation, processus qui n’est pas encore achevé », relève-t-elle.

De plus, poursuit-elle, « la Cour internationale de Justice (CIJ) a rendu  un arrêt catégorique : il n’existait aucun lien de souveraineté  territoriale entre le Maroc et le Sahara occidental ».             La CIJ a réaffirmé, en effet, le droit inaliénable du peuple sahraoui à  l’autodétermination, consacré par la Charte des Nations unies.

Cependant, « le Maroc a imposé sa présence par la force, avec la complicité  des gouvernements occidentaux et le silence complice d’une grande partie de  la communauté internationale », regrette-t-elle. Des décennies plus tard, cette même position juridique a été renforcée par  la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Dans son arrêt du 21  décembre 2016, la CJUE a déclaré que le Sahara occidental dispose d’un  « statut séparé et distinct ».

Si l’expression « territoire contesté » est encore utilisée, c’est parce  qu’elle « offre une échappatoire commode à ceux qui souhaitent éluder la  vérité juridique et politique », estime cette plateforme. Présenter la situation comme un « différend » entre deux parties égales  occulte le fait fondamental qu’il existe une puissance occupante qui  empêche l’exercice du droit à l’autodétermination, et un peuple colonisé  qui résiste depuis près de cinquante ans, ajoute-t-elle.

(APS)  

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