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Génocide à Ghaza: plainte contre la Commission et le Conseil de l’UE pour « inaction »

L’Association des juristes pour le respect  du droit international (JURDI) va déposer, jeudi, une plainte devant la  Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) à Luxembourg contre la  Commission et le Conseil de l’UE pour « inaction » face au génocide sioniste  à Ghaza, selon des médias.

Les avocats de l’association JURDI « déposeront un +recours en carence+  devant la Cour de justice de l’Union européenne à Luxembourg contre la  Commission et le Conseil de l’UE, pour leur inaction face aux crimes »  commis par l’entité sioniste à Ghaza, indique mardi le site d’information  « euobserver.com ».

Selon ce site, cette plainte est une première en Europe : jamais deux  institutions européennes n’avaient été poursuivies devant la CJUE pour  inaction face à des violations du droit international. Les avocats de cette association, des belges et des français, dont des  conseillers de la Cour pénale internationale (CPI) et des professeurs  d’université, sont déterminés à aller jusqu’au bout.

Le 12 mai, ils ont envoyé une mise en demeure aux deux institutions et,  deux mois après cet  avertissement, ils demandent désormais l’ouverture  d’une procédure.        La plainte de 90 pages s’appuie sur l’article 265 du Traité sur le  fonctionnement de l’UE, qui sanctionne l’inaction fautive d’une institution  européenne.

Dans ce cas précis, le document dénonce le fait que, depuis 21 mois  (depuis octobre 2023), l’accord d’association UE-entité sioniste n’a pas  été suspendu, qu’aucune sanction ni restriction économique n’a été proposée  contre le gouvernement d’occupation sioniste et qu’aucune prise de position  publique n’a été adoptée sur le risque de génocide et les crimes  documentés.

Suite à la demande du 20 mai de 17 pays européens d’ouvrir une révision de  l’article 2 de l’accord d’association liant l’UE à cette entité, le service  diplomatique de la Commission européenne a publié un rapport sur les  violations du droit international humanitaire par l’occupant sioniste.           Six pages pleines de cas innombrables de violations, crimes et abus contre  la population palestinienne, tant à Ghaza que dans le reste des territoires  occupés, dans les prisons et les hôpitaux. Sauf qu’il est resté sans effet  jusqu’à présent.

Les avocats de JURDI demandent désormais aux juges de Luxembourg une  procédure d’urgence pour contraindre la Commission et le Conseil à rompre  toute relation commerciale et politique  avec l’entité sioniste et à publier  une déclaration politique sur le risque de génocide à Ghaza. Outre la suspension des accords commerciaux et des projets de recherche et  développement, JURDI demande également la suspension des transactions  financières via le système Swift, des sanctions contre certains membres du  gouvernement d’occupation et des sanctions contre les colons extrémistes.

(APS)  

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