L’Iran accuse l’AIEA d’être un « partenaire » de l’agression sioniste

L’Iran a accusé l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de complicité dans l’attaque menée par l’entité sioniste vendredi dernier contre son territoire. Cette accusation a été formulée par le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, dans un message publié sur la plateforme X (anciennement Twitter), en réaction à une déclaration récente du directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi.
Dans sa déclaration, Rafael Grossi a affirmé : « Nous n’avons trouvé aucune preuve d’un effort systématique [de l’Iran] en vue de développer une arme nucléaire. »
Cette déclaration est intervenue après la publication d’un rapport de l’AIEA accusant l’Iran de ne pas respecter certaines de ses obligations dans le cadre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Ce rapport avait été publié avant l’agression lancée par l’entité sioniste vendredi dernier contre le sol iranien.
En réponse, Esmaeil Baqaei a estimé que les propos de Rafael Grossi reconnaissant l’absence de preuves d’un effort systématique de l’Iran en vue de développer une arme nucléaire étaient intervenus trop tard. Selon lui, cette reconnaissance aurait dû figurer plus tôt dans les rapports de l’agence.
Il accuse l’AIEA d’avoir passé sous silence cette information dans un rapport qu’il juge « biaisé », et qui aurait ensuite servi de fondement à une résolution accusant l’Iran de non-conformité.
Il écrit : « C’est trop tard, M. Grossi : vous avez occulté cette vérité dans votre rapport absolument biaisé, qui a été instrumentalisé par les E3/les États-Unis pour élaborer une résolution fondée sur des accusations sans fondement de ‘non-conformité’. ».
« Cette même résolution a ensuite été utilisée comme prétexte final par un régime génocidaire et belliciste pour mener une guerre d’agression contre l’Iran et lancer une attaque illégale contre nos installations nucléaires pacifiques. » a indiqué le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.
Téhéran affirme que l’attaque a provoqué des pertes humaines parmi la population civile et des dommages à ses infrastructures nucléaires. Les autorités iraniennes qualifient l’opération de « guerre d’agression ».
À ce stade, ni l’AIEA ni le directeur général Rafael Grossi n’ont officiellement répondu aux accusations formulées par le ministère iranien des Affaires étrangères.
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