Conseil de sécurité de l’ONU : Le Front Polisario réfute les fausses allégations du représentant de l’État occupant

Dans une lettre adressée à l’Ambassadrice Caroline Rodrigues-Birkett, Représentante permanente du Guyana auprès des Nations Unies et Présidente en exercice du Conseil de sécurité de l’ONU, le Membre du Secrétariat national et Représentant du Front Polisario auprès des Nations Unies et Coordonnateur avec la MINURSO, Dr. Sidi Mohamed Omar, a réfuté avec des preuves documentées les allégations fausses et trompeuses contenues dans la récente lettre du représentant de la puissance occupante marocaine au Conseil de sécurité de l’ONU.
Voici des extraits de la lettre : « Le Conseil de sécurité a récemment reçu une lettre du Représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies dans laquelle, comme à son habitude, il outrepasse toutes les limites du bon sens et de la décence, non seulement en proférant des accusations infondées sur la question du Sahara occidental, mais aussi en remettant en question la crédibilité du Conseil de sécurité et l’intégrité de ses rapports…»
Lors de sa 9927e séance, tenue le 30 mai 2025, le Conseil de sécurité a examiné (S/2025/336) son projet de rapport à l’Assemblée générale et l’a adopté sans vote. Cependant, un membre non permanent a soulevé une motion d’ordre au cours de la séance, à l’instigation de la puissance occupante, le Maroc.
La délégation de la Fédération de Russie, chargée de rédiger l’introduction du rapport annuel de cette année, a réagi par une réponse claire et vigoureuse (S/PV.9927), démontrant l’insignifiance de la « motif » soulevé et révélant les motivations cachées de son auteur.
Bien que « le document ait été approuvé par consensus » (S/PV.9927), le représentant de la puissance occupante marocaine s’oppose dans sa lettre à ce qu’il appelle la « partialité des deux parties » dans le paragraphe sur le Sahara occidental du rapport du Conseil de sécurité, affirmant que « le Conseil de sécurité a intégré les quatre parties au processus politique ».
Il va même jusqu’à affirmer qu’« aucun rapport du Secrétaire général ni aucune résolution de l’Assemblée générale ne favorise deux parties au détriment des quatre parties impliquées dans le processus politique ».
Comme le démontrent les preuves documentaires ci-dessous, toutes ces affirmations sont fausses et trompeuses et ne constituent rien d’autre qu’une nouvelle insulte à l’esprit des États membres…
Le représentant de la puissance occupante fait référence à la « proposition » coloniale marocaine de 2007, qui n’est en réalité rien d’autre qu’une farce avec laquelle la puissance occupante cherche à « légitimer » son occupation illégale du Sahara occidental, classé par l’ONU comme territoire décolonisé et à nier à son peuple son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance.
Pour masquer son incapacité à obtenir une légitimité internationale pour son occupation illégale du Sahara occidental, la puissance occupante marocaine tente d’« intimider » les positions unilatérales et de compromis adoptées par certains pays. Or, les États qui se respectent et sont véritablement attachés aux principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies et du droit international ne peuvent accepter, et encore moins approuver, cette « proposition » colonialiste, qui doit être fermement condamnée.
Par ailleurs, les États soucieux de la stabilité de l’Afrique du Nord doivent savoir que la paix et la stabilité dans notre région ne pourront jamais être garanties en récompensant la politique expansionniste sur laquelle le régime marocain s’est toujours appuyé, outil principal pour consolider sa précarité et menacer la sécurité de ses voisins et de la région tout entière.
Au contraire, une paix durable ne peut être instaurée qu’en respectant les principes fondamentaux du droit international, notamment le droit sacré des peuples à l’autodétermination et le principe selon lequel l’acquisition de territoires par la force est inadmissible.
Il est bien connu qu’en promouvant sa « proposition » colonialiste, la puissance occupante marocaine cherche à dissimuler son opposition continue au référendum d’autodétermination, qu’elle a formellement accepté en août 1988 en acceptant les « propositions de règlement » conjointes ONU-OUA qui constituent le cœur du mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO).
Le représentant de la puissance occupante ne peut nier que son ancien roi a engagé son pays à participer au référendum et s’est solennellement engagé à en accepter les résultats (A/38/PV.8, par. 26).
Il ne peut pas non plus nier que son pays a par la suite renié son engagement et « exprimé sa réticence à mettre en œuvre le plan de règlement » (S/2002/178, par. 48), comme le Secrétaire général lui-même l’a signalé en 2002.
L’ancien secrétaire d’État américain James Baker III, envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara occidental de 1997 à 2004, a expliqué pourquoi la puissance occupante marocaine avait renié son engagement envers le référendum.
Dans une interview accordée à PBS le 19 août 2004, James Baker III a déclaré : « Plus nous approchons de la mise en œuvre du plan de règlement… plus les Marocains sont, je pense, préoccupés par la possibilité de ne pas remporter le référendum. »
Français Dans un commentaire publié par le Washington Times le 28 mai 2025, John Bolton, ancien conseiller à la sécurité nationale du président Donald Trump et ancien ambassadeur des États-Unis auprès des Nations Unies, a déclaré que « le Maroc a commencé à entraver les efforts de l’ONU pour mettre en œuvre la résolution presque dès son adoption, car il craignait qu’un référendum véritablement libre et équitable n’aboutisse au choix des Sahraouis pour l’indépendance. »
Les témoignages de deux sommités reconnues en la matière ne sont que deux exemples qui confirment l’évidence : le référendum d’autodétermination au Sahara occidental n’a pas encore eu lieu, non pas en raison d’un problème d’« inscription des électeurs », mais uniquement parce que l’État marocain occupant craint l’issue du référendum. C’est tout simplement la raison.
SPS




