Harvard conteste la révocation de sa certification pour l’accueil d’étudiants internationaux

L’université Harvard est engagée dans un bras de fer judiciaire après la révocation de sa certification SEVIS, une décision qui l’empêche d’accueillir des étudiants internationaux pour l’année universitaire 2025-2026. Annoncée par la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, cette mesure impose le transfert des étudiants étrangers actuellement inscrits vers d’autres établissements afin qu’ils puissent conserver leur visa.
Harvard, qui compte environ 6 700 étudiants internationaux représentant près de 27 % de son effectif, a réagi en déposant une plainte auprès du tribunal fédéral du Massachusetts. Celui-ci a suspendu temporairement la décision dans l’attente d’un examen plus approfondi.
Les autorités conditionnent la levée de la sanction à la transmission, sous 72 heures, d’informations sur d’éventuelles activités illégales impliquant des étudiants étrangers au cours des cinq dernières années. Mais cette démarche s’inscrit dans un climat plus large de pressions exercées contre certaines universités ayant permis des mobilisations étudiantes critiques des attaques menées par l’entité sioniste contre la population de Ghaza depuis octobre 2023.
Harvard, comme d’autres institutions prestigieuses, est accusée par les autorités de ne pas avoir suffisamment encadré ces mobilisations. Le ministère de la Santé a même évoqué la présence d’un « climat hostile » sur certains campus, évoquant des violations des règles fédérales.
Pour de nombreux observateurs, ces mesures s’apparentent à une tentative de dissuasion des prises de position solidaires envers le peuple palestinien, au détriment de la liberté d’expression et du débat universitaire. L’affaire Harvard illustre ainsi un durcissement préoccupant à l’égard des espaces académiques engagés dans la défense des droits fondamentaux.
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