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Un étudiant palestinien libéré sur décision de la justice américaine

Un juge fédéral américain a ordonné mercredi  la libération d’un étudiant palestinien impliqué dans le mouvement à  l’université Columbia contre le génocide sioniste menée à Ghaza depuis le 7  octobre 2023, et arrêté en pleine démarche de naturalisation mi-avril.

Mohsen Mahdawi, né dans un camp de réfugiés palestiniens en Cisjordanie  occupée et titulaire d’une « carte verte » de résident permanent aux  Etats-Unis depuis 2015, avait été arrêté le 14 avril par des agents de  l’immigration dans un bureau où il était venu passer un entretien en vue de  l’acquisition de la citoyenneté américaine.

« Je le dis haut et fort au président Trump et à son gouvernement: je n’ai  pas peur de vous », a-t-il lancé mercredi devant un tribunal du Vermont  (nord-est), après sa libération ordonnée par la justice dans l’attente  d’une décision sur le fond de son dossier.

Cette libération est assortie de conditions de résider au Vermont et de ne  se rendre à New York que pour ses études, rencontrer ses avocats, ou sur  autorisation expresse du juge.

« Pour quelle raison m’ont-ils arrêté ? Parce que j’ai pris la parole et  que j’ai dit non à l a guerre, oui à la paix », a-t-il ajouté.       Mohsen Mahdawi, âgé de 34 ans, est le cofondateur d’un groupe d’étudiants  palestiniens à l’université new-yorkaise Columbia, avec Mahmoud Khalil,  figure de la mobilisation étudiante propalestinienne aux Etats-Unis, que  l’administration Trump tente d’expulser depuis son arrestation le 8 mars.

« C’est un premier pas important », commentent dans un communiqué trois élus  américains du Vermont, dont le sénateur de gauche Bernie Sanders,  « soulagés » de la libération de l’étudiant trentenaire qui « n’aurait jamais  dû vivre cette grave injustice ».

« Nous allons poursuivre le combat contre les assauts du président Trump  contre l’Etat de droit », qu’ils qualifient d' »indignes et immoraux »,  assurent-ils.

Un autre juge fédéral avait décidé dès le 14 avril que Mohsen Mahdawi ne  pourrait être expulsé du territoire américain ni conduit hors de l’Etat  jusqu’à nouvel ordre – ce qui est arrivé à d’autres étudiants étrangers  arrêtés.

Et, comme Mahmoud Khalil et Mohsen Mahdawi, d’autres étudiants étrangers  qui ont participé aux manifestations contre le génocide à Ghaza ont été  arrêtés et visés par des procédures d’expulsion par les autorités  américaines.

(APS)              

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