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« Ghaza meurt de faim » : un hashtag qui domine les réseaux sociaux

Des activistes, journalistes, Palestiniens et sympathisants avec la cause palestinienne ont utilisé les réseaux sociaux pour documenter en temps réel les horreurs de l’agression sionise brutale et meurtrière contre Ghaza, notamment la crise alimentaire auxquels font face les Ghazaouis alors que la famine se se propage et s’aggrave dans l’enclave, dans un contexte de blocus, de blocage d’accès à l’aide humanitaire et de raids militaires sionistes en cours.

Le hashtag « Gaza meurt de faim » en arabe domine les plateformes de médias sociaux, où des activistes partagent des photos et des vidéos déchirantes montrant des enfants, des femmes et des personnes âgées se pressant aux portes d’organisations caritatives à la recherche de restes de nourriture pour apaiser leur faim.

Des scènes sanglantes et tragiques, filmées par des caméras de téléphone portable, avec notamment les cris d’enfants affamés, qui percent le silence honteux du monde.

Parmi les histoires qui ont secoué tragiquement le monde, celle de l’enfant nouvelle-née  « Suwar Ashour », décédée après à peine cinq mois de sa naissance en raison de blocus sioniste, la faim et la malnutrition.

Les utilisateurs de Twitter ont comparé deux photos de la petite fille, Suwar, dans un court laps de temps. Dans la première, avant que la famine ne frappe, elle avait l’air joyeuse et vivace, mais dans la seconde, elle était transformée en une ombre d’os minces et mourants, sa poitrine saillante comme une cage vide, ses traits obscurcis par la douleur de la faim et de la maladie.

Certains utilisateurs de Twitter ont crié : « Quel crime cette enfant a-t-elle commis pour être punie de la sorte ? Sauvez Suwar ! Son souffle s’épuise sous nos yeux, et l’humanité ne sourcille même pas ! » Les blogueurs ont ajouté que les enfants de Ghaza pleurent, le visage émacié et le corps épuisé par la soif et la faim. Leurs petits yeux racontent une tragédie insupportable, et leurs langues cherchent un morceau de nourriture pour satisfaire leur faim sous un siège impitoyable imposée par l’occupation sioniste.

« L’histoire de la petite fille Suwar Ashour illustre la catastrophe de la malnutrition dans la bande de Ghaza. Plus de 60 000 enfants risquent de mourir en raison du blocus en cours et du manque de nourriture et de médicaments imposé par l’occupation sioniste », a déclaré le Dr Munir al-Barash, directeur général du ministère de la Santé palestinien.

L’activiste Yousef Abu Zureiq a décrit avec émotion la faim à Ghaza : « Ce n’est pas parce que nous ne trouvons rien à manger, mais parce que nos corps ne reçoivent pas la nourriture dont ils ont besoin. Les hommes s’effondrent, les femmes accouchent sans nourriture, les personnes âgées meurent parce que les conserves ne répondent pas à leurs besoins, nos corps maigrissent et rien ne peut arrêter l’hémorragie de la maigreur. »

Il a ajouté sur sa page X : « La faim a rendu les gens incapables de pleurer. Certains enterrent deux ou trois martyrs, puis partent à la recherche de restes de nourriture pour les survivants. La peur et la faim retardent le deuil. »

Un utilisateur de Twitter a écrit : « À Ghaza, les enfants ne meurent pas seulement sous les bombardements, ils meurent aussi de faim avant même que les obus ne les atteignent. Leurs estomacs vides crient au silence du monde, et leurs yeux cernés cherchent un morceau de pain au milieu des décombres. La mort a le goût de la faim, et l’odeur du pain perdu est plus précieuse que la sécurité. »

Un blogueur a ajouté : « Ghaza mourait de faim avant les bombardements. Deux mois sans un grain de farine ni une bouteille d’eau. Les légumes et les fruits sont devenus leur rêve. »

Les militants ont noté que les habitants de Ghaza et leurs enfants étaient obligés de manger du pain sec, avarié et moisi pour apaiser leur faim, car ils étaient à bout de souffle au milieu d’une famine paralysante. L’entité sioniste empêche l’entrée de nourriture et de médicaments dans la bande de Ghaza depuis le 2 mars, et les Nations Unies ont averti que la situation humanitaire dans le territoire dévasté est « devenue au-delà de l’imaginable ».

L’agence des Nations Unies qui aide les réfugiés palestiniens, l’UNRWA , et le Programme alimentaire mondial (PAM) signalent tous deux que les stocks de nourriture sont désormais épuisés, alors même que les fournitures d’aide vitale s’accumulent aux postes frontières en attendant d’être acheminées.

Gaza compte plus de deux millions d’habitants qui dépendent principalement de l’aide humanitaire, mais aucune aide humanitaire ou commerciale n’y est entrée depuis le 2 mars. Cette situation a entraîné des pénuries, non seulement de nourriture, mais aussi d’autres biens, notamment de médicaments, de matériel pour les abris et d’eau potable.

(Al24News + médias)

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