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France: Claude Mangin dénonce les tentatives de Marocains de perturber la marche pour la libération des détenus sahraouis

La militante française des droits de l’homme,  Claude Mangin, et épouse du détenu politique sahraoui Naâma Asfari, a  dénoncé la violence et les comportements hostiles de certains Marocains  établis en France à l’encontre des Sahraouis prenant part à la marche  internationale pour la libération des détenus politiques sahraouis dans les  geôles de l’occupation marocaine, dont le début a eu lieu le 30 mars  dernier.

Dans une déclaration à l’APS, Mme Mangin a indiqué que des Marocains et  des Franco-marocains ont essayé d’empêcher les participants à cette  manifestation de parler de la cause sahraouie et de réclamer la libération  des prisonniers politiques sahraouis.

« A chaque endroit des Marocains et des Franco-marocains ont bloqué le  passage d’entrée dans les locaux d’activités des associations qui nous  accueillaient, dans une tentative d’empêcher les gens qui venaient voir  l’exposition, regarder des films et autres activités », consacrés au combat  du peuple sahraoui pour son indépendance, a précisé la militante.

Elle affirmé que ces personnes  « étaient très hostiles et insultantes, en  particulier contre le peuple sahraoui, en utilisant des mots comme  terroristes et en distribuant des tracts diffamatoires et mensongers sur le  peuple sahraoui et sur sa lutte ».

Le but recherché à travers ces comportements est de « provoquer les  Sahraouis pour une éventuelle riposte et d’amener par conséquent les  autorités françaises à empêcher cette marche », a souligné la militante  française des droits de l’homme, notant que « les Marocains ont échoué dans  leur manœuvre, puisque les Sahraouis ne se sont pas laissés faire et ils  n’ont pas répondu à leurs provocations ».

Dénonçant ces comportements violents, Mme Mangin a indiqué qu' »il est  scandaleux que ces mêmes Marocains victimes de la répression dans leur pays  de la part du Makhzen puissent empêcher la communauté sahraouie d’user de  la liberté qu’ils ont en France », qualifiant cela d' »inadmissible ».

Abordant la situation des détenus politiques sahraouis, dont le groupe  Gdeim Izik auquel appartient son époux Naâma Asfari, condamné à 30 ans de  prison, Mme Mangin a regretté la passivité et l’inaction de la communauté  internationale et du Conseil de sécurité de l’ONU qui ne font pas, selon  elle, « leur travail ».

Elle a fait savoir, à ce sujet, qu’elle n’a pu aller voir son mari dans sa  prison à Qnitr a depuis 2018, déplorant l’attitude du Conseil de sécurité de  l’ONU qui n’a rien fait pour obliger le Maroc à appliquer le droit  international.

La militante a expliqué que « c’est cette situation qui l’a amenée, elle et  un groupe de militants solidaires de la cause sahraouie, à décider  d’organiser cette longue marche, pour faire connaitre la situation que  vivent les Sahraouis depuis 50 ans et de sensibiliser les élus français à  transmettre les revendications des citoyens français et des  Franco-sahraouis au gouvernement ».

La marche qui s’étalera sur un parcours de 3000 km (à pied, en vélo, en  voiture, en transports en commun), parcourra la France et l’Espagne, et  sera marquée par l’organisation de plusieurs évènements organisés, dont des  marches, tables rondes, conférences, rencontres avec les élus, cinéma,  expositions, ateliers créatifs ou encore des matchs de foot des équipes de  la diaspora sahraouie.

Au cours de deux mois de mobilisation, la marche sera l’occasion de  réitérer les appels au Maroc de « se conformer aux décisions de l’ONU sur le  droit de visite de Claude et sur la libération des prisonniers sahraouis  détenus arbitrairement ».

(APS)  

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