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Dessalement de l’eau de mer: atteindre une autonomie technologique en vue d’une sécurité hydrique complète

La stratégie de l’Algérie dans le domaine du  dessalement de l’eau de mer vise à renforcer sa sécurité hydrique, tout en  maîtrisant les technologies et équipements de dessalement, dans une optique  d’atteindre une autonomie technologique dans ce secteur, a souligné le  ministre d’Etat, ministre de l’Energie, des Mines et des Energies  Renouvelables, Mohamed Arkab.

S’exprimant dans un entretien accordé à la revue « El Djeich » paru dans le  numéro de mars, M. Arkab a expliqué que cette vision, engagée sous la  direction éclairée du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune,  repose sur un objectif à long terme : « réaliser une sécurité hydrique  complète » à travers « la concrétisation de la production locale de membranes  d’osmose inverse ce qui contribuera à renforcer notre autonomie  technologique et industrielle dans ce secteur vital ».

Ces initiatives témoignent, a-t-il également mentionné, d’engagement de  l’Etat « d’assurer une gestion durable et souveraine des ressources en eau,  tout en positionnant l’Algérie comme un acteur majeur dans l’industrie du  dessalement de l’eau de mer à l’échelle mondiale ».

Dans ce contexte, il a fait savoir que la filiale de Sonatrach, Algerian  Energy Company (AEC), chargée de superviser les projets de dessalement, « a  initié des discussions avec des leaders internationaux pour la fabrication  locale de membranes d’osmose inverse, essentielles au processus de  dessalement ».

Arak a évoqué à ce propos des protocoles d’entente qui ont été signés  avec des partenaires internationaux, tels que l’allemand Port Energy  Logistic (PEL) GmbH, pour la fabrication locale de membranes d’osmose  inverse, permettant selon lui « de réduire la dépendance aux importations et  stimulant l’industrie nationale ».

La stratégie vise également à intégrer davantage les énergies  renouvelables dans le processus de dessalement, à exploiter la saumure  issue du dessalement, pour l’industrie minière comme le lithium, élément  essentiel à la production de batteries. Elle comprend aussi l’intégration des technologies avancées, telles que la  production d’hydrogène vert à partir des stations de dessalement,  contribuant ainsi à la transition énergétique du pays, selon le ministre  d’Etat.

Concrètement, l’AEC prévoit dans ce cadre d’intégrer l’énergie solaire  dans les opérations de production des stations de dessalement, avec un  objectif de 30% d’utilisation,  dans l’objectif de réduire les coûts  énergétiques et l’empreinte carbone des installations.

S’agissant les cinq nouvelles usines de dessalement, M. Arkab a fait  savoir que ce qui porte leur mise en service va porter le nombre total de  stations de dessalement en Algérie à 19, augmentant, selon lui,  « significativement la capacité de production d’eau potable qui sera de 3,7  millions m3/jour, soit 42% de la demande nationale ».

« L’Algérie a réalisé des progrès significatifs dans le domaine du  dessalement de l’eau de mer avec la mise en œuvre de projets à grande  échelle, achevés dans des délais remarquables », a-t-il relevé, en  mentionnant que « c’est pour la première fois de son histoire que l’Algérie  réalise ces projets 100% algériens ».

A ce titre, il a cité les entreprises algériennes réalisatrices de ces  stations, notamment GCB, filiale du groupe Sonatrach, pour le projet  d’Oran, la GTP, filiale aussi du groupe Sonatrach, pour le projet de  Boumerdès, Cosider via sa filiale Cosider Canalisation pour le projet de  Tipaza, Enac pour le projet de Béjaïa et qui est aussi filiale du groupe  Sonatrach et enfin Sarpi, une autre filiale du groupe Sonatrach pour le  projet d’El Tarf.

(APS)              

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