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Maroc : vague de boycott historique contre la vie chère et l’inaction du gouvernement

Le Maroc connaît une vague de boycott sans  précédent visant plusieurs produits de consommation courante, une  initiative décrite comme la plus massive de l’histoire du pays qui prend de  l’ampleur à l’approche du mois de Ramadhan, et exprime le ras-le-bol des  citoyens face à la flambée des prix qui impacte leur pouvoir d’achat.

Lancée jeudi sur les réseaux sociaux, la campagne s’est propagée à une  vitesse fulgurante, ciblant des produits dont les hausses de prix ont été  jugées injustifiées. Face à cette mobilisation, le gouvernement marocain  reste silencieux, incapable d’apporter des mesures concrètes pour protéger  le pouvoir d’achat des citoyens. En quelques heures seulement, la campagne  a suscité une adhésion massive, avec des milliers de Marocains appelant à  un boycott actif afin de dénoncer la crise économique et l’inaction des  autorités.

Dans ce contexte, une vidéo publiée par une militante a dépassé 2,6  millions de vues en moins de 24 heures, illustrant ainsi l’ampleur du  mécontentement populaire. De nombreux internautes ont affirmé leur  détermination à poursuivre cette action jusqu’à ce  que des mesures  concrètes soient prises contre la spéculation et l’augmentation continue  des prix.

Face à cette colère croissante, le président du groupe parlementaire du  Parti du progrès et du socialisme (PPS), Rachid Hammouni, a vivement  critiqué la gestion gouvernementale de la crise. Il a souligné que « le  Maroc traverse une vague d’inflation persistante qui pèse lourdement sur  les citoyens, tandis que le gouvernement se contente de justifications  superficielles au lieu d’adopter des solutions efficaces ».

Hammouni a ajouté que les responsables expliquent tour à tour cette hausse  des prix par des facteurs internationaux, des changements climatiques ou  encore l’intervention des spéculateurs. Des explications qui ne  convainquent plus une population confrontée à des difficultés croissantes  pour subvenir à ses besoins essentiels. Il a affirmé que l’absence de  mesures concrètes risque d’exacerber la tension sociale et d’encourager  l’émergence de nouvelles formes de contestation, dont les campagnes de  boycott qui ciblent des produits et services ayant connu des augmentations  abusives.

Il a insisté sur la nécessité pour le gouvernement d’assumer ses  responsabilités et d’agir en urgence pour enrayer cette flambée des prix.  Selon lui, il est impératif d’encadrer le marché, de lutter contre les  pratiques monopolistiques et de renforcer les aides en faveur des  catégories les plus vulnérables. Il a également souligné que cette crise ne  pourra être résolue sans une volonté politique réelle, loin des discours  justificatifs qui ne font qu’alimenter la colère populaire.

Il a enfin mis en garde contre les conséquences d’un tel immobilisme,  affirmant que le mépris du gouvernement face à cette crise risque d’attiser  une contestation d’une ampleur inédite. Il a rappelé que certains ministres  eux-mêmes ont reconnu la gravité de la situation sans pour autant proposer  de solutions concrètes. Si rien n’est fait, cette vague d’inflation  pourrait bien déclencher un mouvement de protestation similaire à celui de  2018, mais d’une intensité encore plus forte, a-t-il averti.

(APS)

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