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France: S’opposant à un partenariat avec une université sioniste, des enseignants de Sciences Po Strasbourg démissionnent

L’Institut d’études politiques (IEP) de Strasbourg en France, a annoncé, jeudi 18 décembre « renouveler l’avis favorable » à son partenariat avec l’université Reichman de Herzlya, en Palestine occupée, qui avait été suspendu en juin dans le contexte de l’agression sioniste contre la bande de Ghaza.

Après l’adoption d’un texte qui « réaffirme la confiance » de Sciences po Strasbourg envers l’établissement sioniste, cinq enseignants-chercheurs ont annoncé démissionner du conseil d’administration.

Les cinq enseignants-chercheurs qui ont annoncé démissionner du conseil d’administration après ce vote, l’ont qualifié de « déni de démocratie » en dénonçant les « nombreuses pressions tant internes qu’externes » entourant le scrutin, surtout que 14 membres du conseil d’administration n’ont pas pris part au vote.

« Nous refusons d’être complices d’une université qui soutient le massacre de civils et des opérations militaires contraires au droit international à Gaza, au Liban et maintenant en Syrie », écrivent dans un communiqué Vincent Dubois, Michel Fabreguet, Valérie Lozac’h, Jérémy Sinigaglia et Nadine Willmann, ont rapporté des médias français.

Les enseignants-chercheurs démissionnaires du conseil d’administration ont dénoncé les liens de l’université Reichman « avec l’armée et l’enrôlement des étudiants dans des activités de propagande ».

Le 3 décembre, un précédent Conseil d’administration de l’établissement, avec le même ordre du jour, avait été empêché par l’irruption d’étudiants. La suspension du partenariat entre Sciences po Strasbourg et l’université Reichman avait été votée en juin mais rendue publique en octobre.

Cette décision était le résultat d’une motion présentée par la liste Solidarit’Etudiants, qui dispose de huit des 10 sièges des représentants étudiants au conseil d’administration et qui dénonçait les « positions de l’université en question, profondément bellicistes et dénuées de toute perspective humaniste, pacifiste et critique au regard de la guerre en cours à Ghaza ». La motion avait également été soutenue par certains enseignants.

AL24NEWS

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