Le Chef des secours d’urgence de l’ONU appelle la communauté internationale à « briser le cycle de la violence » à Ghaza

Le Coordonnateur des secours d’urgence des Nations unies, Tom Fletcher, a appelé, lundi, la communauté
internationale à « briser le cycle de la violence » à Ghaza, affirmant que l’enclave palestinienne est, aujourd’hui, « l’endroit le plus dangereux pour les humanitaires.
« J’appelle la communauté internationale à défendre le droit humanitaire international, à exiger la protection de tous les civils, à défendre le travail vital de l’UNRWA et à rompre le cycle de la violence », a fait valoir M. Fletcher, dans un communiqué.
Cet appel du Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires intervient tandis que les frappes aériennes sionistes sur les zones densément peuplées se poursuivent, y compris sur les zones où les forces d’occupation ont ordonné à la population de se déplacer, provoquant des destructions, des déplacements et des morts.
Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), « Ghaza est actuellement l’endroit le plus dangereux, où le nombre d’humanitaires tués est le plus élevé jamais enregistré au cours d’une année ».
De retour d’une mission au Moyen-Orient et après avoir rencontré ses équipes humanitaires dans le Territoire palestinien occupé, Tom Fletcher a affirmé que « les écoles, les hôpitaux et les infrastructures civiles ont
été réduits à l’état de ruines ».
Il a relevé, dans ce contexte, que « le sud de Ghaza est extrêmement surpeuplé, ce qui crée des conditions de vie horribles et des besoins humanitaires encore plus importants à l’approche de l’hiver ».
Dans le même temps, a-t-il poursuivi, le nord de la bande de Ghaza est soumis à un siège quasi total depuis plus de deux mois, faisant « planer le spectre de la famine ».
Pendant ce temps, les missions d’aide dans le gouvernorat de Ghaza Nord ont été particulièrement perturbées, notamment celles qui cherchaient à atteindre Jabalia, Beit Lahiya et Beit Hanoun.
« Malgré l’ampleur des besoins humanitaires, il est devenu presque impossible de fournir ne serait-ce qu’une fraction de l’aide requise de toute urgence », a déploré le Chef d’OCHA, relevant que plus de 100 demandes
d’accès au nord de Ghaza ont été rejetées depuis le 6 octobre.
Selon l’OCHA, au 17 décembre, environ 80 % de de Ghaza faisait l’objet d’un ordre d’évacuation actif émis par l’entité sioniste.
Au moins 1,9 million de personnes – soit environ 90 % de la population – sont déplacées dans la bande de Ghaza. Nombre d’entre elles ont été déplacées à plusieurs reprises, certaines dix fois ou plus.
Pendant ce temps, en Cisjordanie, la situation continue de se détériorer et « le nombre de morts est le plus élevé que nous ayons jamais enregistré », a ajouté M.Fletcher.




