Présidentielle en Uruguay: le scrutin s’annonce serré

Les Uruguayens sont appelés aux urnes dimanche pour décider si José « Pepe » Mujica doit revenir au pouvoir après cinq ans de gouvernement du président Luis Lacalle Pou.
L’ex-professeur d’histoire Yamandu Orsi, issu de la coalition de gauche Frente Amplio, est opposé à l’ancien vétérinaire Alvaro Delgado, du même parti Parti National de droite que Lacalle Pou, membre de la coalition de centre-droit au pouvoir depuis 2020.
Orsi a fini largement en tête du 1er tour le 27 octobre avec 43,9% des voix, devant Delgado (26,8%) qui dispose cependant du réservoir de voix d’Andres Ojeda, du parti Colorado (centre-droit), arrivé en troisième position (16%).
Trois instituts de sondage donnent Orsi gagnant, mais talonné par Delgado avec lequel l’écart se réduisait dans les derniers jours avant le vote, alors que de 5 à 8% des personnes interrogées se disent encore indécises.
Le scrutin s’annonce serré, comme en 2019, quand Lacalle Pou l’a emporté pour quelque 30.000 voix sur 2,5 millions d’inscrits.
La gauche a misé sur sa figure tutélaire, José « Pepe » Mujica, l’ancien président (2010-2015) et ex-guérille
ro torturé et emprisonné sous la dictature (1973-1985), pour revenir au pouvoir après les années Tabaré
Vasquez (2005-2010, puis 2015-2020) qui avaient mis fin à l’hégémonie de droite et de centre-droit.
Des élections générales concomitantes du 1er tour ont vu le Frente amplio remporter 16 des 30 sièges du Sénat et 48 des 99 sièges de la Chambre des députés.
APS




