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Violences en Haïti : la situation sur le terrain est très critique

La violence des gangs en Haïti continue de s’intensifier, déplaçant des milliers de personnes de Port-au-Prince et mettant à rude épreuve les ressources d’aide déjà limitées, selon la Coordinatrice résidente des Nations Unies, Ulrika Richardson, qualifiant de « critique » la situation sur terrain.

« Nous voyons ces derniers jours des milliers de personnes qui ont dû à nouveau quitter leur domicile », a indiqué Mme Richardson aux médias à New York, exprimant sa profonde inquiétude face à l’escalade à la situation « critique » sur le terrain, des meurtres, des lynchages et des gains territoriaux des gangs qui consolident désormais leur emprise sur la capitale.

La responsable onusienne a également fait état de la détérioration de la situation en Haïti, qui s’est considérablement dégradée. Le bilan vérifié des violences des gangs cette année, a atteint plus de 4.000 morts, bien que les chiffres réels soient probablement plus élevés, selon l’ONU, et on estime que 700.000 personnes sont déplacées à l’intérieur du pays, la moitié d’entre elles étant des enfants actuellement incapables de poursuivre leur scolarité.

Malgré d’immenses défis, les opérations humanitaires se poursuivaient pour venir en aide au peuple haïtien.  « (Nous essayons), bien sûr, de relocaliser une grande partie de notre personnel international dans les départements afin de pouvoir poursuivre le travail de développement que nous menons dans tout le pays », a fait savoir la coordinatrice résidente de l’ONU.

Lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée, mercredi, à la situation en Haïti, le Sous-Secrétaire général de l’ONU pour l’Europe, l’Asie centrale et les Amériques, Miroslav Jenca, a souligné que « les niveaux extrêmes de violence des gangs continuent d’éroder l’autorité de l’Etat et constituent une menace alarmante pour le peuple haïtien et pour la paix et la sécurité internationales dans la région, sans amélioration en vue ».

« Le pays en est maintenant à sa troisième année de transition politique après l’assassinat du Président Jovenel Moïse en 2021 », a-t-il ajouté, se disant « profondément préoccupé » par la lenteur des progrès de la feuille de route d’Haïti pour la restauration des institutions démocratiques.

S’agissant du déploiement de la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MSS), qui a commencé le 25 juin, il a estimé qu’il s’agissait d’une étape importante dans la réponse internationale à la demande d’assistance d’Haïti, soulignant que l’effort multinational a été rendu possible par les contributions en personnel du Kenya, qui dirige la mission, des Bahamas, du Belize et de la Jamaïque.

APS

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