Fitch confirme la note BBB de l’Italie, assortie d’une perspective positive

L’agence de notation Fitch a annoncé maintenir la notation de la dette publique italienne à l’échelon « BBB » mais faire passer sa perspective de « stable » à « positive » du fait de bonnes performances budgétaires et respect des engagements européens.
« La perspective positive reflète les récentes performances budgétaires solides et le respect des règles budgétaires de l’Union européenne qui tendent vers une réduction potentielle des risques budgétaires et financiers à moyen terme », a justifié vendredi l’agence dans son communiqué.
Une analyse renforcée par « des signes de croissance potentielle plus élevée et un contexte politique plus stable ». Fitch anticipe notamment un déficit public de 3,7% pour l’année en cours, contre 4,7% anticipé en avril dernier et s’attend à voir l’Italie réaliser un excédent budgétaire primaire, c’est-à-dire avant le paiement du service de la dette.
Elle juge également le programme de stabilité italien, qui intègre les perspectives de déficit à moyen terme que chaque Etat doit déclarer auprès de la Commission européenne, comme étant « crédible ».
« Nous estimons les risques de non respect comme étant limités dans la mesure où le programme de l’Italie est conforme aux demandes de la Commission européenne », a ajouté le communiqué.
Enfin elle juge que les diverses mesures de hausse des dépenses publiques, notamment l’augmentation des salaires dans le secteur public, le maintien des dépenses de santé et la baisse des taxes sur le travail, sont largement compensées par des mesures fiscales équivalentes permettant de maintenir un équilibre.
Le gouvernement italien de Giorgia Meloni a annoncé mardi un budget 2025 cherchant un équilibre délicat entre promesses électorales et ajustement budgétaire afin de contenir le déficit.
Le budget, présenté mercredi en Conseil des ministres, prévoit notamment 30 milliards d’euros de mesures, dont une partie pourrait être financée par les banques.
Le gouvernement italien compte sur des recettes fiscales d’un milliard d’euros en 2025 grâce à un impôt auquel seront soumises les compagnies d’assurance, et 2,5 milliards d’euros devraient provenir des banques. Parmi les mesures phares de son budget, le gouvernement prévoit une baisse des impôts pour les revenus les plus modestes, qui représentera la moitié du coût des nouvelles mesures.
Dans le même registre, le gouvernement espère accroître les recettes tirées de la taxe sur les groupes du numérique, en éliminant les seuils à partir desquels l’impôt s’applique, ce qui augmente le nombre d’entreprises concernées.
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