Festival international d’Oran du film arabe : projection d’œuvres traitant de sujets sociaux et humanitaires

Le public oranais a suivi, mardi, les longs métrages et autres documentaires traitant de sujets sociaux et humanitaires, dans le cadre des représentations programmées au titre de la 12ème édition du Festival international d’Oran du film arabe (FIOFA).
Dans la catégorie des longs métrages, le film tunisien » Un oiseau du paradis » du réalisateur Mourad Bencheikh, dont l’histoire tourne autour d’un jeune italien, Amadeus, qui aimait une fille tunisienne nommée Betty, a été projeté dans le cadre d’une avant-première mondiale. Ses parents ont profité de la situation et lui ont imposé des conditions.
Les amateurs du Septième Art ont également suivi, pour la première fois au niveau international, le long métrage égyptien » Ikhtiyar Meriem » (le choix de Meriem) du réalisateur Mahmoud Yahia, qui traite, dans le genre « comédie noire », de la famille de Meriem, qui fait face à une crise financière, au moment où la principale protagoniste fait face à une grande tentation financière, lorsque la personne qu’elle soigne lui demande de l’aider à mourir en échange d’un million de livres.
Le concours officiel des longs métrages s’est achevé par la projection du film mauritanien » Thé noir « du réalisateur Abderrahmane Sissako, qui raconte l’histoire d’une jeune femme ivoirienne vêtue d’une robe de mariée, qui assise à un mariage collectif et attend la célébration de son mariage par le prêtre, mais elle surprend tout le monde en refusant le mariage et en s’enfuyant. Après un certain temps, dans un endroit complètement différent, l’héroïne, Aya, déménage dans la ville chinoise de Guangzhou, vit dans un quartier où se rassemblent les migrants africains et travaille dans un salon de thé appartenant à un homme d’âge moyen.
Elle tombe amoureuse et à travers lui découvre la culture du thé en Chine Concernant les longs et courts documentaires, sept œuvres ont été projetées, dont le premier court métrage documentaire » Tayout » (2022) de la réalisatrice tunisienne Roaa Salah, qui raconte l’histoire d’un jeune homme vivant dans le sud de la Tunisie, à la frontière libyenne, qui a quitté son école et s’est lancé dans la contrebande, non pas à cause de la pauvreté, mais parce qu’il était affecté par son environnement social.
Le deuxième court métrage documentaire, du réalisateur algérien Mohamed Ouali, s’intitule « Tahtouh » (2003). Le film ramène le public 29 ans en arrière, lorsque les habitants du village » Avigo » sur les hauteurs des monts de Bordj Bou Arreridj décident d’abandonner leurs souvenirs et de quitter leurs maisons à cause du terrorisme, mais l’oncle Hassan, 59 ans, appelé Tahtouh Abi, a refusé d’abandonner le village dans lequel il a passé les années de son enfance.
Le troisième film, » Laaziza » (2022), du réalisateur soudanais Bilal Arbab Ishak Arbab, raconte l’histoire de Hadjar, une femme qui a décidé de travailler pour aider son mari à faire face aux dépenses du ménage. Un jour, elle décide de retourner à l’école et de passer l’examen du certificat d’études secondaires, mais rencontre de grandes difficultés pour concilier travail, gestion des affaires de sa maison, de ses enfants et des études.
En quatre minutes, le film » Stal » (2023) du réalisateur yéménite Adel Mohamed Himi raconte une histoire d’amour et une relation forte entre un homme âgé (Hadj Abdallah) et la vieille ville de Sana’a, une relation qui a duré plus de six décennies, au cours desquelles il a consacré sa vie à restaurer et à décorer les bâtiments historiques de la ville, utilisant des outils simples, notamment le seau.
Le court métrage documentaire saoudien « Oumouna Hawaa » (Notre mère Eve) (2023) a été le dernier à être projeté dans cette catégorie de films au programme d’aujourd’hui. Ses événements tournent autour de Yasmine, qui a été contrainte d’élever ses trois jeunes frères et sœurs, confrontée à des conditions de vie difficiles.
Deux longs métrages documentaires ont également été projetés, le premier intitulé » Q » (2023) de la réalisatrice libanaise Joud Chehab, qui enquête dans ce film sur l’adhésion d’Umm Heba à une secte religieuse réservée aux femmes, affectant ainsi sa famille. Le deuxième film, intitulé » Ikhfaa Saddam Hussein » (2023) du réalisateur irakien Halkout Mustapha, racontant l’histoire d’un un agriculteur irakien, qui a reçu la visite imprévue dans sa maison d’un invité inconnu, pour découvrir ensuite que son invité était le président Saddam Hussein, qui avait fui sa famille, ses amis et l’armée américaine.
(APS)




