EuropeInternational

France : le Bureau de l’Assemblée valide la procédure de destitution de Macron

La procédure de destitution d’Emmanuel Macron, portée par La France insoumise, a été jugée recevable mardi par le bureau de l’Assemblée, qui l’a renvoyé devant la commission des Lois, selon des sources parlementaires, cité par l’AFP.

La plus haute instance exécutive de la chambre basse a donc validé la première étape de cette procédure, par 12 voix contre 10, selon le chef du groupe Union des droites pour la République Eric Ciotti.

La gauche a fait le plein de ses voix pour donner ce feu vert au texte signé par l’ensemble des députés Insoumis – et une poignée d’élus écologistes et communistes.

La cheffe du groupe LFI Mathilde Panot s’est aussitôt félicitée sur X de cet « événement inédit dans l’histoire de la Ve République », donnant « rendez-vous prochainement en commission des Lois pour en débattre ».

Le parti de Mélenchon a pris cette initiative après que le président français ait exclu la participation de la gauche au gouvernement en cours de formation, malgré la victoire de sa coalition aux élections législatives.

La proposition a été présentée conformément à l’article 68 de la Constitution française, qui prévoit la possibilité de destituer le président du pouvoir s’il manque à ses fonctions.

La démarche a cependant très peu de chances d’aboutir, la gauche étant minoritaire en commission, comme dans l’hémicycle, où la destitution doit être approuvée par deux tiers des parlementaires.

Ce qui supposerait notamment l’appui du Rassemblement national, dont la patronne Marine Le Pen a dénigré une « manœuvre d’enfumage » de « l’extrême gauche » pour « tenter de faire oublier ses multiples compromissions avec la macronie ».

Dans le camp présidentiel, l’ex-Premier ministre et chef des députés Renaissance Gabriel Attal a déclaré lors de la réunion du bureau de l’Assemblée que « cette motion et ce débat (sont) une déclaration de guerre à nos institutions », qualifiant ses auteurs d' »agents de déstabilisation permanente ».

Lors des élections législatives anticipées de juillet, le bloc de gauche a remporté la majorité des voix, remportant 182 sièges sur 577.

La coalition présidentielle de Macron « Ensemble pour la République » est arrivée en deuxième position, remportant 168 sièges à l’Assemblée nationale. Le parti de droite du Rassemblement national, avec ses alliés républicains, est devenu la troisième force au Parlement avec 143 sièges.

Ainsi, aucune force politique n’a obtenu la majorité pour former un nouveau gouvernement.

(Agences)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Back to top button