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Les tensions politiques intensifiées en France et appels à la destitution de Macron

Le président français Emmanuel Macron n’a pas réussi à parvenir à un consensus politique pour former le nouveau gouvernement après avoir refusé d’accorder à la gauche le droit de devenir Premier ministre, selon les résultats des élections législatives anticipées.

Les tensions politiques se sont intensifiées ces derniers jours en France à l’approche de la date de présentation du projet de budget, et la pression sur Macron s’intensifie, tandis que son gouvernement démissionnaire, qu’il a maintenu sous le nom d’intérimaire, fait face à de nombreuses critiques et accusations d’avoir dépassé ses limites, en dépassant ses prorogatifs 1 300 décrets et ordonnance après avoir remis sa démission – le 18 juillet dernier – Dans ce contexte, les médias locaux ont rapporté que la chef du bloc parlementaire du parti « La France insoumise », Mathilde Bannot, avait porté plainte auprès du Conseil constitutionnel français à cause du gouvernement démissionnaire de Gabriel Attal a dépassé son mandat limité aux affaires intérimaires jusqu’à la nomination d’un nouveau gouvernement.

Le président français Emmanuel Macron, qui avait précédemment confirmé depuis l’extérieur du pays sa volonté de trouver rapidement un nouveau Premier ministre, a tenté de rassurer les Français en déclarant : « Je parlerai aux Français au bon moment et dans le bon cadre », a-t-il ajouté depuis Belgrade. « Croyez que je fais de mon mieux, jour et nuit, et j’y travaille depuis des semaines, jusqu’à ce que nous trouvions la meilleure solution pour le pays ».

Il apparaît que les consultations politiques lancées par Emmanuel Macron la semaine dernière, dans le but de tenter de parvenir à un consensus entre les formations politiques et ainsi de trouver une issue à l’impasse dans laquelle se trouve le nouveau gouvernement, ont donné des résultats défavorables, et les gauchistes ont conclu que Macron a annulé les résultats des élections ; plus tôt, le parti « La France fière » du bloc du Front populaire de gauche avait répondu à la déclaration de l’Elysée excluant le Nouveau Front populaire de la formation du gouvernement, en déclarant qu’il aurait recours à l’article 68 de la Constitution. Qui prévoit la destitution du président Emmanuel Macron.

Le leader du parti, Jean-Luc Mélenchon, a appelé, de son côté, les Français et les forces politiques et sociétales à agir contre les décisions du président et à mobiliser le peuple pour mener la « bataille » contre Macron dans la rue en organisant des manifestations le 7 septembre.

Sarkozy : la France fait face à des crises simultanées

Dans une interview au Figaro, l’ancien président français Nicolas Sarkozy a appelé les forces politiques à dépasser leurs intérêts partisans pour sortir la France de l’impasse. Ajoutant que la France est confrontée à trois crises simultanées qui pourraient éclater simultanément ou successivement.

La première crise, selon Sarkozy, est le risque d’une crise financière, due à la dette, aux déficits et aux dépenses excessives. Sarkozy a déclaré qu’il n’était pas sage de rester sans gouvernement ni ministre des Finances, avec le risque supplémentaire de ne pas avoir de budget.

Nicolas Sarkozy a évoqué la possibilité d’une crise sociale, en plus de la crise politique. « Après un mois et demi sans gouvernement, après la mauvaise décision de dissoudre le Parlement et la désintégration de tous les partis démocratiques qui n’étaient pas divisés à ce point auparavant, la France est véritablement au bord du gouffre. », a-t-il ajouté, et que la situation est dangereuse et la seule façon d’en sortir est que chacun mette de côté ses intérêts partisans directs ».

En revanche, un sondage Ipsos pour le journal Le Monde, la Fondation Jean Jaurès et l’Institut Montaigne indique que 67 pour cent des personnes interrogées estiment que la décision du président français de dissoudre l’Assemblée nationale, le 9 juin, a eu des conséquences négatives pour le pays. Aussi 51% des sondés soutiennent également la démission du président Macron, tandis que 63% des partisans du camp présidentiel exigent qu’Emmanuel Macron se contente du rôle d’arbitre neutre.

 

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