L’ONU met en garde contre une escalade de la tension à la frontière entre le Liban et l’entité sioniste

Les Nations Unies ont exprimé vendredi leur vive inquiétude face à l’intensification des affrontements le
long de la frontière entre le Liban et l’entité sioniste, connue sous le nom de « Ligne bleue ».
L’organisation mondiale a souligné la montée des tensions à la suite d’une augmentation des échanges de tirs entre les forces libanaises et celles de l’entité sioniste.
Cette récente recrudescence des hostilités, qui s’est produite jeudi, « accroît le risque d’une guerre à grande échelle », selon une note du bureau du porte-parole du secrétaire général de l’ONU.
Cette note souligne la nécessité de faire preuve de retenue et précise que « l’escalade peut et doit être évitée. Nous réitérons que le danger d’une erreur de calcul conduisant à une conflagration soudaine et plus étendue
est réel », soulignant qu' »une solution politique et diplomatique est la seule voie viable pour l’avenir ».
Le même jour, Jeanine Hennis-Plasschaert, coordinatrice spéciale des Nations Unies pour le Liban, s’est entretenue avec des responsables libanais de premier plan, dont le président du Parlement, Nabih Berri, et
le Premier ministre, Najib Mikati, afin de discuter de l’urgence d’une désescalade le long de la Ligne bleue.
Le bureau du porte-parole du secrétaire général de l’ONU réitère également les appels de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban en faveur d’une cessation immédiate des hostilités et d’un engagement renouvelé en
faveur de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, adoptée en août 2006 pour obtenir une cessation totale des hostilités peu après qu’un mois de conflit meurtrier entre les deux parties se soit achevé par une trêve
fragile.
Agences




