Scandale Pegasus: la Justice espagnole décide de rouvrir son enquête sur l’affaire d’espionnage

Scandale Pegasus… La Justice espagnole a décidé de rouvrir son enquête sur l’affaire d’espionnage et de mise sous écoute de plusieurs hauts responsables européens après avoir reçu de nouvelles preuves de la France…
Le journal espagnol « El Independiente » a d’ailleurs publié des témoignages de deux victimes de ce logiciel espion, à savoir le journaliste marocain exilé en France Hicham Mansouri et le diplomate sahraoui Oubi Bouchraya.
Après la décision de la Justice espagnole de rouvrir son enquête sur l’affaire d’espionnage touchant de hauts dirigeants et responsables européens via le logiciel espion « Pegasus », les regards convergent de nouveau vers la piste du Maroc.
Ce scandale, qui captive toujours l’opinion européenne et internationale, avait éclaté en juillet 2021, lorsqu’un consortium de 17 médias internationaux avait publié des enquêtes dénonçant l’achat et l’utilisation par Rabat du logiciel espion de fabrication sioniste Pegasus.
La vaste enquête a révélé la mise sous écoutes de milliers de téléphones de hautes personnalités politiques, militants, activistes et journalistes, dont celui du président français Emmanuel Macron, du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, ainsi que ses ministres de la Défense, de l’Intérieur et de l’Agriculture.
Un procès a été ouvert en Espagne en 2022, mais les procureurs ont abandonné les accusations quelques mois plus tard en raison de manque de coopération de l’entreprise sioniste conceptrice de ce logiciel.
Le quotidien espagnol « El Independiente » a révélé qu’une seule adresse Mail se trouvait sur la trace du virus Pegasus qui a infecté les téléphones portables de dirigeants et ministres français et espagnols, un logiciel utilisé aussi pour espionner des militants européens des défenseurs de la cause sahraouie ainsi que des journalistes et militants persécutés par le régime du Makhzen.
« El Independiente », s’est entretenu avec deux victimes, dont les téléphones portables ont été infiltrés par ce même compte du logiciel Pegasus.
Il s’agit du journaliste marocain exilé en France Hicham Mansouri et le diplomate sahraoui Oubi Bouchraya, dont les témoignages pointent directement vers une intrusion du Maroc.
Ils ont formulé leur espoir d’apporter de nouvelles preuves à l’enquête espagnole.
Le téléphone de Bachir Bouchraya, représentant du Front Polisario auprès de la Suisse, des Nations unies et des organisations internationales à Genève, a été infiltré par Pegasus le 15 mars 2021, quelques mois seulement avant que les appareils des ministres espagnols de la Défense, Robles, et de l’Intérieur, Marlaska ne soient espionnés.
Le diplomate sahraoui a souhaité que cette nouvelle donne puisse constituer un élément pour que la justice espagnole puisse enquêter d’avantage sur la relation entre le Maroc et cet espionnage
L’autre victime, le journaliste Hicham Mansouri a fait part de son optimisme que les nouvelles révélations feront davantage de lumière sur le lien entre le Maroc et cette affaire d’espionnage.
Il a réitéré sa certitude que le Maroc « a utilisé le logiciel Pegasus et que cette affaire dissimule une sous-traitance à des fins répressives entre le Maroc et d’autres pays alliés au Moyen-Orient
En plus de marquer la fin de l’impunité du Maroc auprès de ses alliés européens, rejuger l’affaire « Pegasus » risque de provoquer également de nouvelles tensions diplomatiques entre Rabat et Madrid, face aux tentatives répétées et pressions croissantes du Makhzen d’influencer les politiques européennes.
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