Le FMI relève la « résilience » de l’économie mondiale, insiste sur la lutte contre l’inflation et la dette

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, seule candidate à sa propre succession, a souligné la « résilience de l’économie mondiale », appelant d’autre part à mettre en place « les bonnes politiques », notamment en combattant l’inflation et la dette.
Dans son traditionnel discours de lever de rideau des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale (BM), qui débuteront mardi, Mme Georgieva s’est félicitée de voir « l’économie mondiale (être) relativement plus solide » qu’espéré, en particulier « grâce à l’activité robuste aux États-Unis et dans plusieurs économies émergentes ».
Le FMI doit publier mardi l’actualisation de son rapport sur l’économie mondiale (WEO), avec les prévisions de croissance mises à jour pour l’économie mondiale et les principaux pays.
Une solidité économique relative, qui s’inscrit dans une « décennie atone et décevante », avec une moyenne de croissance de moyen terme tout juste supérieure à 3%, que la patronne du Fonds surnomme « les Tièdes Vingtaines », si rien n’est fait pour « en corriger la tendance ».
Afin d’y parvenir, il est nécessaire de mettre en place « les bonnes politiques », notamment en combattant « l’inflation et la dette, promouvant la transformation de l’économie pour accélérer la productivité, l’inclusion et la croissance durable ».
« L’environnement mondial est devenu plus difficile. Les tensions géopolitiques augmentent les risques de fragmentation de l’économie mondiale », a-t-elle averti.
Si Mme Georgieva estime que beaucoup a été réalisé sur le front de l’inflation, « grâce aux bons choix » en termes de politique monétaire de la part « des banquiers centraux », du chemin reste à faire et ces derniers doivent « calibrer leurs décisions en se basant sur les données disponibles », avant de décider de baisser ou non les taux.
Dans le même temps, la directrice générale du FMI a appelé les Etats à « reconstruire leurs coussins budgétaires », largement mis à contribution avec la succession de crises depuis 2020.
Elle doit terminer son mandat fin septembre mais a été proposée comme candidate à sa propre succession par les Etats européens, seule candidate proposée par un Etat membre.
Le processus de désignation du nouveau dirigeant du FMI, lancé en mars, devrait s’achever d’ici la fin du mois, potentiellement même durant cette semaine de réunion de printemps.
Agences




