L’ONU annonce une réunion sur l’Afghanistan en février prochain à Doha

Les Nations Unies ont annoncé une réunion sur la situation en Afghanistan les 18 et 19 février prochain
dans la capitale qatarie, Doha.
Cette rencontre, qui va réunir toutes les parties prenantes dont les organisations régionales et les envoyés spéciaux onusiens, sera présidée par le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a indiqué le
porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors d’un briefing.
Il a précisé que l’objectif de cette réunion est de discuter de l’approche même « d’aborder le renforcement de l’engagement international d’une manière plus cohérente, coordonnée et structurée, notamment en examinant
les recommandations de l’évaluation indépendante sur l’Afghanistan ».
Dans un rapport publié la semaine dernière, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a souligné l’importance du soutien international pour la reprise de la croissance économique dans ce pays
d’Asie centrale.
Le rapport fait ressortir que l’économie afghane ne s’est pas remise de la contraction cumulée de 27% enregistrée depuis 2020 et semble se stabiliser à un niveau d’activité très bas.
« L’économie se trouve dans une situation très précaire, principalement en raison des restrictions imposées au secteur bancaire, des perturbations des échanges et du commerce, de l’affaiblissement et de l’isolement des
institutions publiques et de la quasi-absence d’investissements étrangers et de soutien des donateurs dans des secteurs tels que l’agriculture et l’industrie manufacturière », relève l’agence onusienne.
Sur le plan humanitaire, le directeur de la coordination au sein du Bureau* des Nations Unies pour la coordination de l’aide humanitaire (OCHA), Ramesh Rajasingham, avait indiqué, de son côté, que l’Afghanistan est parmi les premiers pays du monde où les besoins sont les plus élevés.
Lors d’une récente réunion du Conseil de sécurité, le responsable onusien a précisé qu’entre janvier et octobre derniers, l’ONU et ses partenaires ont fourni une aide directe vitale à 26,5 millions de personnes, dont 14,2
millions de femmes et de filles, notant que les besoins se sont accentués dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de la sécurité alimentaire.
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