Sous-traitance en RDC: Kinshasa veut « capter » 8,5 milliards de dollars en 2024

Les autorités de la République démocratique du Congo ont indiqué jeudi vouloir « capter » 8,5 milliards de dollars dans le secteur de la sous-traitance dont elles veulent faire un des piliers de l’économie du pays, encore dépendante des mines.
Cette somme représente le « manque à gagner » lié à la « fraude » et à un système de « prête-noms » utilisé dans le secteur de la sous-traitance, a expliqué aux médias le directeur général de l’Autorité de régulation de la
sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), Miguel Kashal Katemb.
Pour remédier à cette situation, l’ARSP, organisme public, avait lancé en septembre une mission de contrôle dans différents secteurs.
L’objectif est que « nous puissions capter ce montant pour le faire contribuer au développement de notre pays », mais aussi « faire accéder les Congolais au marché de la sous-traitance et à la chaîne des valeurs », a-t-il dit.
Jeudi, l’ARSP a rouvert les discussions avec les entreprises étrangères présentes en RDC, en commençant par Glencore, a indiqué M. Kashal Katemb, à l’issue d’une réunion avec des responsables du géant suisse du négoce des matières premières.
En RDC, une loi datant de 2017 vise à « rendre obligatoire la sous-traitance des activités annexes » des entreprises (par exemple le transport des produits, la restauration ou les soins de santé du personnel…) et à la réserver à des entreprise à capitaux majoritairement congolais.
« 51% des parts dans les sociétés de sous-traitance doivent être réservés aux Congolais, contre 49% aux expatriés », mais beaucoup échappent à cette loi par des mécanismes de « fraude », a déclaré M. Kashal Katemb.
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