Le gouvernement allemand exclut tout financement de projets du groupe Siemens au Sahara occidental
Le gouvernement fédéral allemand a décidé d’exclure tout financement de projets du géant des énergies alternatives Siemens au Sahara occidental, occupé par le Maroc, dans une déclaration faite par le vice-ministre allemand des Affaires économiques et de l’Environnement, Udo Phillip.
Dans une réponse à une question écrite du député du parti allemand « Linke » (extrême gauche), Ali Al-Dailami, le gouvernement allemand a confirmé par le biais d’Udo Phillip que « dans le cadre des négociations futures et dans
le cadre de la définition des formes et conditions de garantie, nous veillerons à ce que la fourniture des garanties soit exclue de la ligne de crédit garantie par le gouvernement fédéral à Siemens pour les projets au Sahara occidental ».
Udo Phillip a aussi précisé: « L’exécutif fédéral ne soutient aucun projet au Sahara occidental » occupé, en évoquant le « statut non encore déterminé » du territoire sahraoui.
Le responsable allemand a, en outre, tenu à rappeler dans ce contexte qu’il y a « un processus de négociations mené sous les auspices des Nations unies » à propos du dossier du Sahara occidental occupé par le Maroc depuis
1975.
Sur son compte X (anciennement Twitter), le représentant du Front Polisario en Suisse et auprès de l’ONU et des organisations internationales à Genève, Oubi Bouchraya Bachir, a salué comme « un développement
remarquable », la décision du gouvernement allemand qui intervient en prévision du verdict de la Cour européenne de justice, attendue l’année prochaine au sujet du pillage par le Maroc et des entreprises étrangères,
des richesses du Sahara occidental.
Fin août, la représentation du Front Polisario en Allemagne avait appelé l’ensemble des sociétés impliquées dans le pillage des richesses du Sahara occidental à respecter la légalité internationale, selon laquelle toute activité d’exploration ou d’exploitation menée sur les territoires sahraouis occupés, sans consentement du peuple sahraoui, par l’intermédiaire de son unique et légitime représentant, le Front Polisario « est une violation des principes du droit international », rappelle-t-on.
Agences




