Le Congrès américain s’enfonce toujours plus dans la crise

Les républicains ont désavoué hier vendredi un allié de Donald Trump, Jim Jordan, qui n’est plus le candidat désigné du parti pour la présidence de la Chambre des représentants des Etats-Unis, enfonçant toujours plus cette institution parlementaire dans la crise.
Les élus républicains ont retiré leur soutien à M. Jordan lors d’un vote à bulletin secret et fait savoir qu’ils se réuniraient lundi pour désigner un nouveau candidat au poste de « speaker ».
« Nous devons nous rassembler et déterminer qui sera notre chef », a affirmé après ce vote Jim Jordan. Ce membre de la frange la plus conservatrice du parti et proche de Trump a confirmé qu’il ne se représenterait pas.
Quelques heures avant, 25 républicains ont voté contre l’élu de l’Ohio, qui a essuyé son troisième échec en quatre jours à se faire élire au perchoir.
Le poste est vacant depuis la destitution historique de Kevin McCarthy, le 3 octobre, à la suite de divisions entre républicains modérés et trumpistes.
Depuis près de trois semaines, la chambre basse du Congrès américain, censé être l’un des parlements les plus puissants au monde, n’a donc pas pu voter sur le moindre projet de loi.
« Nous sommes dans une très mauvaise passe », a admis Kevin McCarthy.
Agences




