Colombie: le président invite l’ELN à travailler sur un cessez-le-feu régional

Le président colombien Gustavo Petro a proposé samedi à la guérilla de l’Armée de libération
nationale de travailler « sérieusement » à un cessez-le-feu qui serait d’abord régional avant d’être progressivement étendu à l’ensemble du pays.
« Je propose que nous travaillions sérieusement à un cessez-le-feu, qu’ils arrêtent de tuer, qu’on arrête de s’entretuer », a déclaré le chef de l’Etat lors d’une réunion avec des organisations paysannes dans le sud-ouest de la Colombie.
« Nous pouvons commencer non pas à l’échelle nationale, comme je l’ai proposé en décembre, ce qui est complexe, difficile, très instable, très dangereux, mais à l’échelle territoriale, régionale », a expliqué M. Petro.
Les pourparlers ont commencé en novembre à Caracas avant de se poursuivre en mars à Mexico où les deux parties se sont engagées à discuter d’un cessez-le-feu.
A la Havane, où s’est ouvert le 2 mai le troisième cycle de négociations, le gouvernement colombien avait déjà réaffirmé sa volonté de parvenir à un cessez-le-feu national avec l’ELN.
Samedi, M. Petro a souligné qu’il pourrait dans un premier temps être « régional ».
« Nous pouvons choisir une région spécifique, fixer les limites de la non-agression et commencer à l’étendre au reste de la Colombie au fil du temps », a-t-il précisé.
Selon le négociateur du gouvernement, Otty Patio, Bogota espère parvenir à un cessez-le-feu avant les élections régionales d’octobre.
Ensanglantée par un demi-siècle de conflit armé, la Colombie a tenté de nombreuses négociations de paix avec les groupes armés, sans toujours y parvenir.
En 2016, un accord historique a toutefois conduit au désarmement de la puissante guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie et à sa transformation en un parti politique.
APS




